Tour de Constance

La Tour de Constance  est située dans la cité médiévale d’Aigues-Mortes, dans le département du Gard, dans la région Languedoc-Roussillon, au sud de la France. L’origine du nom de Constance est contesté, mais certains pensent qu’il vient de Constance, fille du roi Louis VI. La Tour de Constance a été érigée en 1242 par le roi Saint Louis (Louis IX). Elle est tristement réputée pour avoir été l’une des pires prisons huguenotes.

BIBLIOGRAPHIE

  • Les Prisonnières de la Tour de Constance – pages d’histoire protestante, Samuel Bastide, Musée du Désert
  • Aigues-Mortes, Joyau de la Camargue, Yves Goepfert, Éditions Aio
  • La cité d’Aigues-Mortes, Éditions du Patrimoine
  • La Tour de Constance, André Chamson, Edipro

Plan de la Tour de Constance. Elle comportait 2 salles, une terrasse, et des oubliettes.

Lorsque les Huguenotes étaient conduites à la Tour de Constance à Aigues-Mortes, elles devaient premièrement passer par la Tour Carbonnière, défense avancée d’Aigues-Mortes construite au XIIIe siècle. C’était le chemin d’accès entre la ville côtière et l’intérieur du pays.

La Tour Carbonnière d’après la Collection Samuel Bastide du Musée des Vallées Cévenoles à St-Jean-du-Gard.

La Tour Carbonnière est située sur la route D46 entre Saint-Laurent-d’Aigouze et Aigues-Mortes.

Aigues-Mortes, à l’époque des persécutions huguenotes, d’après la Collection Samuel Bastide du Musée des Vallées Cévenoles à St-Jean-du-Gard. On peut remarquer le rempart qui entoure la Tour de Constance ainsi que les deux ponts à trois arches, exactement comme le montre la maquette qui se trouve au Musée du Désert (voir photo suivante).

Maquette de la Tour de Constance au Musée du Désert de Mialet.

Vue d’Aigues-Mortes depuis la route D62 à l’ouest (étang de la Marette).

La Tour de Constance et la ‘maison du roi‘, à droite, en arrière-plan. Cette maison rectangulaire est probablement construite sur l’emplacement de l’ancien château d’Aigues-Mortes, détruit en 1421.

La Tour de Constance fait près de 33 mètres (108′) de hauteur et ses murs ont 6 mètres (20′) d’épaisseur.

Aigues-Mortes, vue depuis la Tour des Bourguignons, au sud-ouest.

Aigues-Mortes, vue depuis la Tour de Villeneuve, au nord-est.

La Place Saint-Louis, en plein coeur d’Aigues-Mortes, avec la statue de Saint-Louis (Louis IX).

Le pont à trois arches qui mène de la maison du gouverneur (maison du roi) à la Tour de Constance.

La première salle de la Tour de Constance, aussi appelée ‘salle basse‘ ou ‘salles des gardes.’

Ce petit vestibule, appelé ‘Oratoire de Saint-Louis‘, se trouve tout juste en face de la porte d’entrée de la salle des prisonnières. C’est ici que certaines femmes désespérées ont signé une lettre d’abjuration leur permettant de quitter la tour.

La ‘salle des prisonnières.’ L’enfoncement à droite était utilisé par les mères qui allaitaient leurs bébés. C’est sur la margelle éclairée et protégée que se trouve l’inscription ‘RÉGISTER‘ (‘résister’ en patois vivarais).

(Merci à toutes ces femmes touristes qui se sont prêtées au jeu!)

La célèbre inscription ‘REGISTER.’

Barreaux raccommodés d’une meurtrière par laquelle le chef Camisard Abraham Mazel et ses hommes s’étaient évadés de la Tour de Constance en 1705.

La terrasse, tout au sommet de la Tour, avec son ouverture centrale et le phare Charlemagne en arrière-plan.

Le phare Charlemagne, situé au sommet de la Tour, vers le sud.

Les Huguenotes sur la terrasse de la Tour de Constance, d’après la Collection Samuel Bastide du Musée des Vallées Cévenoles à St-Jean-du-Gard.

Graffiti d’une galère à l’intérieur de la Tour de Constance, pour ne pas oublier les souffrances de leurs frères ?

Sortie des dernières prisonnières de la Tour de Constance, le lendemain de Noël 1768, d’après la Collection Samuel Bastide du Musée des Vallées Cévenoles à St-Jean-du-Gard.